Église Réformée de France

du 1 au 15 novembre 2009 - « Fils de ... »

 

L’expression peut être lourde de sous-entendus. Depuis le fils à Papa qui vit de ses rentes et bénéficie de privilèges sans effort ni mérite jusqu’au digne fils de son père, de la même trempe, de la même autorité, celui qui a beaucoup reçu et qui a su faire fructifier sans répéter mais en développant.

Il y a le fils de ce père ou de cette mère aujourd’hui disparu. Restent le chagrin, le pincement au cœur, le souvenir, les traces positives du passé familial reconnu, accepté, aimé... le tout sous le soleil de novembre , au pied d’une tombe recouverte de feuilles aux couleurs chatoyantes de l’automne.

Le fils ou la fille de telle école, de telle tendance suit le maître . L’admiration et la fascination guettent. La trop grande influence gêne la liberté, le développement personnel.
Ce fils, cette fille doit trouver son chemin, suivre sa route, prendre son envol pour mieux voir la terre, sa terre.

Le fils de personne est rebelle. Il n’accepte aucun prêt à penser. Il veut s’assumer seul.
Il ne veut dépendre de personne. Il se pourrait bien qu’il soit seul, qu’il se retrouve seul.

Fils de, petit-fils de, père de ... descendant de ... Dans la grande chaîne de l’humanité, le point de départ n’appartient pas à quelqu’un. La loi de l’héritage avec ce qu’elle a de positif et de lourd est d’actualité pour tous.

Mais le vieux livre de la bible dit que dans les maillons de cette chaîne, il y a aussi de l’espace pour autre chose, pour une autre filiation.
« Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » 1 Jean 3, 2

Je pense que cela peut être vrai pour tous.

Valérie Mitrani